Pour une partie de la diplomatie occidentale, les crises ne trahissent
plus une asymétrie entre les intérêts et les perceptions d’acteurs doués
de raison, mais constituent autant d’affrontements ultimes entre le
Bien et le Mal où se joue le sens de l’histoire. La Russie se prête à
merveille à cette scénarisation, qui a le mérite de la simplicité.