jueves, 24 de octubre de 2013

L'espionnage américain divise l'Europe

L'espionnage américain divise l'Europe


D'AUTRES SCANDALES À VENIR ?

S'appuyant sur les révélations du Monde à propos des écoutes pratiquées en France, Mme Reding a appelé les dirigeants de l'Union européenne à "passer aux actes". "La protection des données n'est pas seulement un concept, c'est un droit fondamental qui doit être conforté par une loi fondamentale", juge la commissaire.

Servie par l'actualité, elle compte beaucoup sur la France pour accélérer un processus entravé jusqu'ici par le Royaume-Uni, les Pays-Bas et l'Irlande, soucieux de ne pas nuire aux géants du Web. Les ministres de la justice des Vingt-Huit devraient, espère la Commission de Bruxelles, trouver un accord en décembre avant que le Parlement, la Commission et le Conseil trouvent un consensus d'ici aux prochaines élections européennes, en mai.

Ce scénario reste toutefois très incertain. Face à Washington, les Européens ont le plus grand mal à s'unir. Jusqu'ici, chefs d'Etat et de gouvernement se sont, en effet, bien gardés de condamner en bloc les pratiques révélées depuis juin par Edward Snowden, l'ancien collaborateur de la NSA. A l'instar de la chancelière allemande, Angela Merkel, alors en campagne pour sa réélection, les uns et les autres ont surtout demandé des "explications" à l'administration Obama.