La plus obscure des dictatures
Fin de règne en Arabie saoudite
Parce que l’Arabie
saoudite, dans un Proche-Orient instable et dangereux, reste l’un des
principaux alliés de l’Occident, celui-ci continue de fermer les yeux
sur les violations des droits humains commises en permanence dans ce
royaume. L’absolutisme et l’obscurantisme y règnent en maîtres. Le pays
est la propriété de la famille Saoud, qui accapare la richesse et la
gère sans contrôle aucun. Une conception rétrograde de la religion, que
la monarchie a imposée à la société, confine les femmes dans un statut
de mineure ; par ailleurs, la main-d’œuvre étrangère est souvent soumise à un régime de travail forcé.
Dirigé par une gérontocratie, le régime saoudien se heure désormais à une résistance de plus en plus vive ;
en particulier, un extrémisme religieux se développe qui ébranle
sérieusement les piliers chancelants de la monarchie. Faudra-t-il qu’une
révolution islamiste emporte ce trône, comme elle emporta celui du chah
d’Iran en 1979, pour que l’Occident s’interroge, une nouvelle fois, sur
sa complicité, son silence et ses erreurs ?
saoudite, dans un Proche-Orient instable et dangereux, reste l’un des
principaux alliés de l’Occident, celui-ci continue de fermer les yeux
sur les violations des droits humains commises en permanence dans ce
royaume. L’absolutisme et l’obscurantisme y règnent en maîtres. Le pays
est la propriété de la famille Saoud, qui accapare la richesse et la
gère sans contrôle aucun. Une conception rétrograde de la religion, que
la monarchie a imposée à la société, confine les femmes dans un statut
de mineure ; par ailleurs, la main-d’œuvre étrangère est souvent soumise à un régime de travail forcé.
Dirigé par une gérontocratie, le régime saoudien se heure désormais à une résistance de plus en plus vive ;
en particulier, un extrémisme religieux se développe qui ébranle
sérieusement les piliers chancelants de la monarchie. Faudra-t-il qu’une
révolution islamiste emporte ce trône, comme elle emporta celui du chah
d’Iran en 1979, pour que l’Occident s’interroge, une nouvelle fois, sur
sa complicité, son silence et ses erreurs ?
par Alain Gresh